Être conseiller de Paris, c’est aussi représenter la Ville dans les nombreuses institutions qui participent à sa vie culturelle, sociale et démocratique. Il en est une que je tenais particulièrement à rejoindre : le Palais de la Porte Dorée.
Ce lieu touche à une histoire qui m’est familière, familiale même : celle des départs, des déplacements, de l’exil, mais aussi de la manière dont des vies venues d’ailleurs finissent par s’inscrire dans l’histoire de la France.
Je suis donc très fier d’y siéger aujourd’hui, dans moment important. Car nous approchons d’une date qui oblige à regarder le passé en face : 2031, cent ans après l’Exposition coloniale internationale de 1931.
Le Palais de la Porte Dorée fut construit comme l’un des monuments emblématiques de cet événement. Un siècle plus tard, il abrite le musée national consacré à l’histoire de l’immigration.
Il y a dans ce renversement une puissance symbolique.
Un bâtiment destiné à célébrer l’Empire est devenu un lieu où l’on raconte les migrations et les héritages qu’a aussi produits cette histoire coloniale.
À nous désormais de donner toute sa portée à ce centenaire : non pour déplorer un passé douloureux, mais pour interroger ce qu’il dit de la France d’hier et ce que nous voulons raconter de la France et de Paris aujourd’hui.
C’est le sens de cette vidéo.
Bon visionnage.